Ma découverte de la Kabylie en Algérie – 1ère partie

Et voilà, je vous en avais vaguement parlé il y a quelques semaines… me voilà de retour de mon voyage en Algérie avec mon chéri.

Pour celles et ceux qui ne le savent pas, il est né là-bas, plus précisément à Aït Djemaa en Kabylie, et y a vécu quasiment les dix premières années de sa vie seul avec sa mère chez ses grands-parents paternels avant de rejoindre son père en France.

Au cours de son enfance, il y a traversé des années très difficiles (guerre d’Algérie, manque de nourriture, maladies, conditions de vie très difficiles…) et n’en garde pas que de bons souvenirs, mais c’est son pays, ses racines et j’avais envie d’aller les découvrir avec lui. Au bout de 33 ans que l’on se connaît il était enfin temps, même si nous avons plusieurs fois eu l’intention d’y aller, mais que nous avons été stoppés par les aléas de la vie, par certains événements qui se passaient là-bas, le manque de sécurité, etc.

Pour tout vous dire, je crois qu’il était plus stressé que moi par ce voyage. Il avait sans doute peur de ma réaction, peur que ça ne me plaise pas, mais il avait aussi, je pense, peur de certains de ses souvenirs…

Il faut que vous sachiez quand même qu’une fois de plus, notre voyage a failli tomber à l’eau à cause de l’épidémie de choléra qui s’est déclarée cet été.

Les billets d’avion avec Aigle Azur étaient pris, les congés posés, alors zut, choléra ou pas, on est partis.

Allez, venez, je vous raconte tout…. installez-vous bien, je vous préviens, ça risque d’être un peu long mais je crois que ça va vous plaire.

La première étape de notre voyage a consisté à nous rendre en voiture à Marseille, chez ma soeur, et y passer la nuit pour prendre l’avion le lendemain matin au départ de Marignane en direction d’Alger. Pour nous rendre en Kabylie, nous avions réservé une voiture de location qui devait nous attendre à notre arrivée à Alger.

Après un vol d’une heure tout juste, nous voilà enfin sur le territoire algérien. Une heure à peu près plus tard encore, après les passages en douane, contrôle de mon visa et récupération des bagages, nous nous dirigeons vers la sortie espérant trouver notre loueur de voiture qui devait nous y attendre avec une pancarte.

Et là, personne… enfin si, du monde, mais personne pour nous.. je me dis, keep cool, reste zen.. on va appeler et on va le trouver.. c’était sans compter qu’une fois arrivés en Algérie, mon réseau français ne fonctionnait plus. Donc, première chose à faire, faire la queue pour changer un peu d’euros en dinars algériens puis faire à nouveau la queue pour acheter une carte téléphonique algérienne. Une fois armée de la bonne carte, j’ai pu joindre notre loueur qui n’était pas très loin et on s’est finalement retrouvés et avons pu prendre la voiture et nous mettre en route.

D’Alger à Aït Djemaa, il y a un peu plus de 120km, ce qui signifie, vu le trafic, l’état des routes et toutes les collines à monter et redescendre, au moins 2h de route encore avant d’arriver.

D’Alger à Tizi Ouzou, on roule sur une voie rapide et le paysage n’est pas extraordinaire. On aperçoit les montagnes au loin, au bord des routes il y a partout des marchands ambulants qui vendent leurs légumes, leurs fruits. La conduite des algériens est un peu (pour ne pas dire beaucoup) anarchique. C’est le premier qui passe qui a la priorité sur les autres à grand renfort de coups de klaxons… ça fait partie du folklore… Les voies ne sont pas tracées sur la route, donc parfois on se retrouve à 4 véhicules les uns à cotés des autres sur un espace où normalement il ne devrait y en avoir que 2, mais on se serre, on s’infiltre, pas de stress, tout va bien… il y a de la place pour tout le monde.

Après Tizi Ouzou, il reste une bonne heure de route pour arriver à destination et les choses sérieuses commencent. On attaque les collines, les routes sont plus étroites, sinueuses, défoncées, il y a des dos d’ânes en plus pour faire ralentir les voitures et on est cahotés dans tous les sens. Par contre, les paysages sont magnifiques, sauvages, on ne sait pas où regarder et ça vous fait oublier tout le reste (d’ailleurs dans un autre article, je vous parlerai du bord des routes.. l’envers du décor comme je l’ai appelé).

Si vous êtes déjà allés en Corse, les paysages kabyles y ressemblent énormément, mais en plus sauvages encore. Les routes sont bordées principalement d’oliviers, de cactus de Barbarie, d’amandiers, de figuiers et chaque village est perché sur une colline et a donc la vue sur des vallées arborées d’oliviers et de figuiers. La nature à l’état pur, le Djurdjura, massif montagneux qui constitue la plus longue chaîne montagneuse de la Kabylie, étant une réserve naturelle reconnue par l’UNESCO depuis 1997.

Nous voici enfin arrivé à Aït Bouaddou, puis Aït Djemaa, à plus ou moins 800 mètres d’altitude. Etant tous à flan de montagne, les villages sont construits en longueur, sur une route principale où il n’est parfois possible que de rouler en première tellement ça grimpe. Perchée tout en haut de la colline, je découvre enfin la maison de famille de mon mari, son village natal et l’endroit où il a passé une grande partie de son enfance. Beaucoup d’émotions pour lui qui me montre d’où il vient et pour moi qui découvre où il a vécu.

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A peine descendus de voiture, nous sommes accueillis par les voisins, cousins.. on nous souhaite le bienvenue. Pour accéder à la maison, il faut laisser la voiture le long de la route et descendre une trentaine de marches. Ouardhia, la cousine de mon mari mais aussi notre voisine pendant notre séjour, nous ouvre la maison, ou plutôt le château devrais-je dire, tellement c’est immense. Trois étages de plus de 115m2. De grandes pièces lumineuses avec une vue plongeante sur la vallée et le village d’en face, Aït Amar, perché sur sa colline lui aussi. J’en prends plein les yeux. J’adore!!!!

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Voilà, nous sommes arrivés…. je suis ravie, mon mari est soulagé (mdrrrrrrr) et très content d’être là lui aussi. Il ne reste plus qu’à sortir les valises, les rapporter à la maison, s’installer et commencer les vacances que je vous raconterai dans d’autres articles sinon vous allez perdre le fil tellement j’ai de choses à raconter.

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